La souveraineté du Canada « ne sera pas à l’ordre du jour du G7 », assure Marco Rubio
Le secrétaire d’État américain Marco Rubio affirme que la souveraineté du Canada « ne sera pas à l’ordre du jour » de la réunion ministérielle du G7, prévue du 12 au 14 mars dans la région de Charlevoix, au Québec. M. Rubio sera le premier haut responsable de l’administration Trump à fouler le sol canadien en pleine crise politico-économique entre Washington et Ottawa. Depuis sa réélection, le président Donald Trump a lancé une guerre tarifaire féroce contre le Canada et a aussi menacé, à plus d’une reprise, de faire du pays le Depuis quelques jours, plusieurs médias américains, dont The New York Times, ont indiqué que le président Trump souhaitait redessiner la frontière entre le Canada et les États-Unis et modifier les ententes pour la gestion des Grands Lacs. Plus tôt mardi, sur son réseau social Truth Social, M. Trump a ouvertement remis en question la légitimité de la frontière avec le Canada, affirmant qu'il s'agit d'une « ligne artificielle tracée il y a de nombreuses années » qui « va enfin disparaître ». La question de la frontière entre les États-Unis et le Canada « ne sera pas à l'ordre du jour du G7, je peux vous le dire », a toutefois assuré M. Rubio la veille lorsqu'il a été interrogé par des journalistes dans l’avion militaire qui l’emmenait à Djeddah, en Arabie saoudite, pour des discussions sur l’Ukraine. Le secrétaire d'État américain a assuré qu’il envisageait Il a, par ailleurs, rappelé que son pays continuait de Notre responsabilité est de faire en sorte, autant que possible, que nos désaccords actuels n'aient pas un impact négatif sur les domaines dans lesquels nous travaillons ensemble. Plus tôt dans la journée, M. Trump a haussé encore plus le ton contre le Canada, menaçant de doubler les droits de douane annoncés sur l'acier et l'aluminium et de soumettre les automobiles canadiennes à un niveau tarifaire qui risque de tuer cette industrie. Il réagissait ainsi à la décision de l'Ontario d'imposer une surtaxe de 25 % sur l'électricité exportée aux États-Unis. La réunion ministérielle du G7 devrait être dominée par la guerre entre la Russie et l’Ukraine, la crise au Moyen-Orient et la stabilité dans la région indo-pacifique. Un communiqué publié par le bureau de M. Rubio, dimanche dernier, indiquait que le secrétaire d’État y participerait pour Lundi, M. Rubio a aussi laissé entendre que des Il a déjà mis en garde qu’il compte s’opposer à tout langage Sous la présidence de Donald Trump, Washington a profondément modifié sa position vis-à-vis de Moscou. En janvier, les États-Unis ont voté aux côtés de la Russie contre la majorité de leurs alliés occidentaux sur une résolution des Nations unies qui évitait d'exiger le retrait total des forces russes des territoires occupés par Moscou. Les crises persistantes en Haïti et au Venezuela ainsi que les défis liés à la paix et à la sécurité en Afrique, en particulier au Soudan et en République démocratique du Congo, feront aussi partie des discussions entre les sept ministres. Le Canada assume la présidence du G7 depuis le début de l'année. Les dirigeants des pays du G7, dont le président Trump, sont également attendus à Kananaskis, en Alberta, pour le sommet qui se tiendra du 15 au 17 juin prochain.51e État américain
.d’avoir de bonnes conversations productives
avec les responsables canadiens sur des enjeux communs.travailler
avec le Canada malgré les frictions
, notamment au sein du Commandement de la défense aérospatiale de l’Amérique du Nord (NORAD) et de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN).Nous avons beaucoup d’intérêts communs, a-t-il dit. Et donc, malgré les frictions qui existent très certainement sur le front commercial, il y a d’autres choses sur lesquelles nous continuerons de travailler ensemble.
J’imagine qu’en étant au Canada, les questions liées au commerce seront d’actualité, mais on parlera de beaucoup d’autres choses
, a-t-il encore assuré.Opposé à tout langage
hostile
envers la Russiefaire avancer le programme de politique étrangère du président Trump
sous le thème de l’Amérique d’abord
.points de friction
sur l’Ukraine sont à prévoir lors de cette réunion avec les autres membres du G7 − le Royaume-Uni, le Canada, la France, l'Allemagne, l'Italie et le Japon.hostile
envers la Russie. De toute façon, nous ne pouvons pas approuver un communiqué qui ne corresponde pas à notre position, celle d'amener les deux parties à la table
des négociations, a-t-il dit. Cette position, a-t-il expliqué, ne veut pas dire qu'on prend parti
pour l'un ou l'autre camp, mais que nous pensons que le langage hostile rend parfois plus difficile
la tenue de pourparlers.
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